Band 
Tome second.
Seite
128
JPEG-Download
 

*3$ È L Ê

honofablemènt 8c avec gloire. Le nom d^Éîèvé, Celuîd’artifte ne diftingue pas par lui-même ceux qui lé pof-tent, comme un diplômé donne un rang à ceux quil’obtiennent ou même qui l’achètent. Le vertueux &médiocre apprentif d’un métier utile eftplus recomman-dable que l’élève, peintre , fculpteur ou architecte fanstalent,& qui par-là ne peut être que hurfible à la fociété.

Enfin , de toutes les fortes de diftinéliotis, la premièreeft celle des vertus ; enfuite vient celle des talens ;mais fi j’achevois cette énumération, je ttouveroïspeut-être des incrédules. J’en refte à ce que je viensd’adreffer à ceux que regarde plus particulièrementcet article, & j’ai inféré au mot Artifle plufieurs obfer-vations qui regardent aulli les élèves ; car l’état à’élévteft le noviciat de l’ordre auquel ils ont le projet de feconfacrer. ( Article de M. Watzliït. )

Élèves. Les élèves , dans l’article précédent *viennent d’entendre la voix d’un amateur zélé; qu’il*écoutent celle d’un profefleur habile, M. Reynolds.

On peut confidérer trois périodes dans l’étude de l’art.Le premier, efic celui où l’on acquiert les élemens,c’efl-à-dire, la faculté de delnner tous les objets qu’ortpeut fe propofer pour modèles, une certaine prompti-tude à manier le pinceau , une coîinoiffance des règlesles plus fimples de la compofition. Mais ces élémens nefont encore que la grammaire de l’art. Quand on lapofCéde, on eft au point de l’enfant qui fait parler, &rien de plus. On ace qu’il faut pour s’énoncer ; maispour attacher, pour plaire, pour inftruïre en parlant,il faut avoir des idées, & pour en avoir, il faut entacquérir : c’eft ce dont eti doit s’occuper dans le fécondpériode,.

Pour