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Tome second.
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- £our acquérir des idées qu’il puiffe combiner au be-soin , le jeune artifte doit chercher à cojnnoître le plusgrand nombre qu’il eft poilible de bons ouvrages faitsavant lui. Jufqu’à préfent il n’a eu qu’un maître 5 il vaavoir pour maîtres tous les artiftes illuftres de tousles fiècles. Les perfections de chacun d’eux feront lesobjets de fes méditations & de fes études. Ayant fousles yeux des exemples nombreux de beautés diverfes ,il. ne tombera pas dans cette pauvreté de conception,que l’on peut éprouver quand on ne connoît que le*exemples d’un feul maître. Ce fécond période eft en-core un temps de fujetîon. Velêve n’ayôit auparavantqu’un feul précepteur -, il en aura plufieurs dont il devraécouter les leçons. Qu’il craigne fur-tout, s’il ne veutpas s’égarer, de s’engager dans un rentier où il n’ap-percevroit pas les traces de quelques-uns des anciensmaîtres qui ont fondé la gloire de l’art.

Dans le troifième période , l’artifte eft libre du jougde l’autorité, & n’a plus de maître que fa propre raifon.C’eft alors qu’il porte un jugement fur les differentes ma-nières d’où découlent différentes fortes de beautés. Ils’eil étudié dans le précédant période à connoîte lesperfections diverfes des différens maîtres. Des idéesréunies de ces perfections, il fe formera une idée com-plexe qui fera celle de la perfeétion de l’art. Commedéformais il aura l’intelligence formée par la contem-plation , il faura dïftinguer les perfections qui ne peuvents’accorder entre elles, & ne fe fatiguera pas à pourfuivreun but qu’il lui eft refufé d’atteindre. Enfin ce ne fontplus les artiftes qu’il va comparer entr’eux ; c’eft l’arequ’il va comparer à la nature.

On acquiert la faculté de bien parler dans la ccmHTome lit 1