Band 
Tome second.
Seite
144
JPEG-Download
 

• E N C

guida moins fon choix que les conaoiffances qu’il avoîj*-des lumières de ce favant médecin. Ils travaillèrent deconcert à découvrir les moyens de peindre à Ÿencauf-tique. Leurs travaux eurent tout le fuccès qu’ils pou-yoient defirer, & les conduifirent même au-delà dece qu’ils avoient efpéré , puifqu’ils firent & perfec-tionnèrent la découverte de la peinture à la'cire. L’onvit enfin à l’académie des belles-lettres ,1e 12 novembre1754 , jour d’une afiemblée publique , un tableau re~préfentant une Minerve, exécuté par M. Vien, très-célèbre artifte : la plus grande partie de cette peintureprouvoit qu’il étoit pofiible de faire des tableaux à l’ett-caujliquc. Je dis la plus grande partie , parce que cettepremière produdion participoit pour un quart de lapeinture à la cire. Tout Paris voulut voir cette nou-veauté, 8c les peintres enfin convaincus en, furent lespremiers admirateurs. ( 1 )

MM. de Caylus & Majault travaillèrent à perfec*étionner la peinture à Vencaujîique 8c la peinture à lacire , & à mettre le manuel de ces nouveaux arts enétat d’êtrë publié. Toutes leurs expériences furent ache-vées au mois de juin 1755. Elles firent en partie la ma-tière d’un mémoire que M. le Comte de Caylus lut kl’académie des belles-lettres le 29 juillet de la mêmeannée, c’eft-à-dire huit mois dix-huit jours après i’ex-pofition du tableau de la Minerve. L’académie des belles-

(r) M. Carie Vanloo, cet Artifte ü connu par les rares talens*voyant pour la première fois le tableau de la Minerve, dit que l'cn-caujiique n’éroit pas une iî mauvaise cliofe , & qu’il vouloir auiîjpeindre de cette manière, Oa feBt de guel poids peut être l’appro-bation de M. YarJooj

s -

lettres j