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en fromage (i) , l’auteur fe tromperait moins au cte—favantage de M. Bachelier. Ce dernier n’a rien renou-velle des Grecs, comme nous le démontrerons; fardécouverte a plus dd mérite, puifqu’elle a du moinscelui de l’originalité.
La brochure dont nous venons de rendre compteh’eut pas été plutôt rendue publique , qu’elle fut ap-préciée àfajufte valeur. M. Fréron la critiqua très-ju-dicieufement dans fon année littéraire, démontra,^•mme nous venons jde le dire , que l’hiftorique decet ouvrage ne pouvoir être vrai, & que la découvertede la peinture au favon de cire n’enrichiffoit point l’artde peindre. M. Fréron cependant ne pouvoit pas porterde jugement fur ce que l’anonyme annonçoit des moyensque MM. de Caylus 8t Majault avoient employés pourpeindre à Ÿencauftique , puifqu’ils n’avoient pas encoreété rendus publics ; auflï n’avança-t-il fur ce point quede prudentes conjectures. Mais M. Fréron eut bien lieud’être fatisfait, lorfque trois mois après fa critique, i!ne trouva rien de ce que l’anonyme avoit avancé : ilvit, au contraire , dans l’ouvrage de M. de Caylus ,un raifonnement méthodique & fuivi, appuyé d’expé-riences ingénieufes & très-propres à développer le peude cho'fçs que les anciens nous ont tranfmis de la pein-
( i )Un peintre d’un cara&ere gai & vraifemblablement très-habilechymifie , ayant férieufement examiné la peinture au fovon de M. Ba-chelier ne crut pas que cette invention méritât une critique férieufe.Il fit imprimer un petit ouvrage qui avoit pour titre : l’Art de peindreau fromage ou en ramekïn, dans lequel un ridicule agréable faifoitla plus jufte critique de la peinture au favon de cire. On a prétendu,que cetre brochure étoit de M. Rouquet fi elle n’çft pas de lui »çlle eft du moins digne de la plume.