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Tome second.
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l'expreflion, & qu’on ne puifle en retrancher aucunefans affoiblir l’effet que fon tableau doit produire furl’ame des fpedateurs.

Il eft de l’effence de 1 ’épifode de n’être pas abfolu-ment néceflaire à l’adion principale ; mais il eft défec-tueux , s’il n’y eft pas lié , s’il eft d’une expreflion quila contrarie, s’il eft bas lorfqu’elle eft noble , s’il eftridicule lorfqu’elle eft grave, s’il eft comique lorf-qu’elle eft attendriffante, &c.

Comme il y a des poèmes épifodiques , il y a destableaux qui pourtoient mériter le même titre : telsfont ceux qui n’offrent pas une adion néceflaire bienmarquée, mais un concours ftépifodes ou d’adionsqui font au choix du peintre ; telles font les repréfenta-tions d’une caravanne, d’un marché, d’une place pu-blique.

Il y a même des fujets qui font en même tempshiftoriques & épifodiques. Tel eft celui de la mannedonnée aux Ifraëlites dans le défert. Le fujet n’offre né-ceflairement que la figure de Moyfe obtenant par fesprières une affiftance miraculeufe , & un peuple affaméqui recueille la manne. Les différentes adions des Ifraë-lites , dans cette circonftance , font au choix du peintre :on peut voir, à l’article Expression, que le Pouffina fait ce choix en homme de génie, & que tous lesepifodes qu’il a raflemblés concourentà augmenter l’in-térêt du fujet.

Le déluge univerfel eft auffi un fujet épifodique.Une inondation totale , l’arche portée fur les eaux , deshommes & des animaux qui fe noyent , voilà ce quieft offert par l’écriture : toutes les adions des infor-tunés , vidim.es de la vengeance célefte, font épifo-

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