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Tome second.
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» ce cheval eft loin de mériter l’admiration des con-» noifleurs.

» Si, comme la plupart de nos artiftes le favent &» en conviennent, le cheval de Marc - Aurèle eft du» même genre que ceux de Saint-Marc & ceux de» Monte-Cavallo , il eft médiocre : aucun vrai connoifi-» feur, excepté les propriétaires, n’a jamais mis au rang» des beaux ouvrages de fculpture ces derniers che-» vaux.

» Si , comme on fen convient encore, le cheval» de Marc-Aurèle a un trop gros ventre , une trop groffe» encolure , &c. il eft donc mal enfemble & d’une» mauvaife proportion. Cependant, afin de pouvoir» juger fi la difpofition de ce ventre eft un défaut to->3 lérable, donnons-en la forme & la mefure à-peu-près.

3 > On a vu que , dans un cheval bien proportionné ?» l’extrémité inférieure du ventre, mefure prife du>3 deffus des reins, revient à la longueur de la tête ;» que dans celui du capitole, cette mefure prife au» même endroit porte environ un pied de plus que la» tête , qui a deux pieds dix pouces de long ; ce qui» préfente ce gros & large ventre fur une ligne très-» courbe ,& furbaiffée de trois pouces au moins dans33 fon milieu de la ligne horizontale, tandis que dans» un cheval naturel d’environ fix pieds de long, 8 c33 qui n’a pas un ventre de vache, cette ligne, dont» la courbure eft imperceptible, vient en s’inclinant>' de cinq à fix pouces depuis les parties naturelles juf-» qu’au deffoiis du poitrail ; inclinaifon qui devroit33 produire au moins huit pouces dans celui-ci, ce qui33 lui fauveroit une énorme défeâuofité. Cette défec-» tuoftté peut auffi provenir en partie de la mefure de*

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