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5 > jambes, qui me paroiffent, en melurant le beau>5 naturel, avoir quelques difproportions relatives entre->3 elles.
33 Je fais au refte que le compas feroit un juge des pluss» récufables dans un ouvrage qui feroit d’ailleurs fu-33 blïme : le Gladiateur, l’Apollon ,8c tel autre chef->3 d’œuvre en feroient indignés ; mais ici nous devons>3 l’admettre. Aïnfi, en joignant ces défauts à beaucoup33 d’autres qui ne font ni compenfés ni effacés par d’affez33 grandes beautés dans cet ouvrage, il réfulte affuré->3 ment que ceux qui l’ont regardé comme un chef»33 d’oeuvre ne l’ont pas connu , ou ne connoiffoient pas33 un beau cheval, ou avoient fur les yeux le voile de33 la prévention. S’ils eûffent été plus éclairés ou moins>3 prévenus, ils n’auroient pas gliffé fur tant de défauts,>3 joints à la difproportion extraordinaire de ce ventre.
33 Faut-il avoir de grandes connoiffances pour n’êtrey> pas un peu choqué de l’étude fauffe de la croupe &» de celle des cuiffes du cheval de Marc-Aurèle ? Je» veux que l’enfemble général de cette croupe ne foit33 pas d’une bien mauvaife forme •, les détails 8c la3> froideur des cuiffes ( je les ai fous les yeux ) font>3 trop éloignés du naturel pour qu’on puiffe s’empêcher33 de fourire un peu quand on entend appeller cela un33 chef-d’œuvre.
33 J’ai une copie généralement exaéle & bien mefurée>3 de la ftatue de Marc-Aurèle. Comme ce n’eft pas des3 > fineffes de détail qui fouvent diffinguent un original33 qu’il eft ici queftion, mais de l’enfemble , des formes33 & du mouvement, je crois qu’avec les parties origi-33 nales qui font fous mes yeux , 8c que je compare à33 ce petit modèle , je connois le cheval antique autan*