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undique contineant librenturque ad centmm , colla *batur marque necejfe efi. Voilà un paflage qui me paroîtdéfinir le terme dont il s’agit ici , & j’efpère qu’uneexplication un peu détaillée de ce texte, & un précisde ce que Léonard de Vinci dit fur cette partie dansfon traité de la peinture, fulfiront pour en donner une idéeclaire. PomponiusGauric qui a compofé en latin un traitéde la fculpture , eft l’auteur de la définition que j’aicitée , elle fe trouve au Chap. VI , intitulé : De Jia-tuarum ftatu , motu & otio. Toute efpèce de corps ,dit-il , dont les extrémités ne font pas contenues detoutes parts & balancées fur leur centre, doit nécef-fairement tomber & fe précipiter.
La chaîne qui unit les connoiflances humaines , jointici la phyfique à la peinture , enforte que le phyficienqui examine la caufe du mouvement des corps, & lepeintre qui veut en repréfenter lesjuftes effets, peuvent,pour quelques momens au moins , fuivre la même route& , pour ainfi dire , voyager enfembLe. On doit mêmeremarquer que ces points de réunion des fciences , desarts & des connoiflances de l’efprit, fè montrent plusfréquens, lorfque ces mêmes connoiflances tendent àune plus grande perfedion. Cependant on pourrait ob-ferver ( comme une efpèce de contradi&ion à ce principe)que fouvent la théorie perfeâionnée a plutôt fuivi queprécédé les âges les plus brillans des beaux-arts, &qu’au moins elle n’a pas toujours produit les fruitsqu’on fembleroit devoir en efpérer ; mais il s’agit danscet article d’expliquer le plus précifément qu’il eftpoffible ce que l’on entend par équilibre dans l’art depeinture.
Le mot équilibre s’entend principalement des figures