qui par elles-même ont du mouvement, tels que léshommes & les animaux.
Mais on fe fert auffi. de cette expreflion pour la compo-fition d’un tableau, & je vais commencer par développerce dernier fens. Dufrefnoy, dans fon poëme immortelde Arte Graphicâ , recommande cette partie, & voici•omrnent il s’exprime-:
Siu multis cenfiabit opus 3 paucis ve figuris tAltéra pars tabuler vacuo ne frigida campoAut deferta Jîet 3 dànt plurïbus altéra formisFervida mole fuâ fupremam exurgit ad oram.
Sed tibi fie pofitis refipondeat utraque rebus JUt fi aliquid fiursàm Je parte attollit in unâ 3Sic aliquid parte ex aliâ confiurgat & ambasÆquiparet , gemmas cumulande ccqualiter oras.
« Soit que vous employiez beaucoup défigurés, ou» que vous vous réduifiez à un petit nombre, qu’une» partie du tableau ne paroiffe point vuide, dépeuplée» & froide, tandis que l’autre , enrichie d’une infinitév> d’objets , offre un champ trop rempli ; mais faites que» toute votre ordonnance convienne tellement que fi» quelque corps s’élève dans un endroit, quelqu’autre» la balance, enforte que votre compofition préfenta» un jufte équilibre dans fes différentes parties ».
Cette traduélion, qui peut paroître moins conforme àla lettre qu’elle ne l’eft au fens, donne une idée de ceftéquilibre de compofition dont Dufrefnoy a voulu parler,& j’ai hafardé avec d’autant plus de plaifir d’expliquerfa penfée dans ce paffage que la traduélion qu’en donnade Piles préfente des préceptes qui, loin d’être avouéspar les artiftes , font abfolument contraires aux principesde l’art, & aux effets de la nature. Je vais rapporter