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parolt être : , comme le lel-efprit en littérature, uàrfqualité inférieure à ce qui eft grand. Je crois même que'eette expreffion étoit inconnue aux anciens artiftes.On ne trouve dans Pline , lorfqu’il parle des peintres& des fîatuaires de la Grèce, aucune expreffion quipuiffe fe traduire par le mot efprit. On ne difoit pasde Raphaël qu’il deffinoir avec efprit Michel-Angen’a jamais fongé à relever fës ouvrages par des touchesfpirituelles, On a dit long-temps après en parlant duPouffin, qu’il étoit le peintre des gens è?efprit ; maison n’a pas dit qu’il peignoit avec efprit.
Ce qui eft allez particulier, c’eft qu’en peinture cequ’on appelle efprit , efl: une qualité de la main plutôtque de la penfée. Un peintre a de Yefprit dans fa tou-che , un deffinateur dans fon crayon, & un grayeurdans fa pointe.
On loue un peintre en grand en difant qu’il a unetouche mâle , ferme , jufte ; on loue un peintre en petit ren difant qu’il a une touche fpirituelle.
On trouve de Y efprit dans la manière d’exprimer-,fans le rendre, le feuille des arbres , de faire lentirdes formes qu’on fe contente d’indiquer. Des coups-de pinceau , de crayon, de pointe , donnés quelquefoisprefque au hafard , mais qui montrent de l’adreffe &qui ont quelque chofe de piquant , font’ qualifiés dunom d 'efprit. Un trait quelquefois abandonné, quel-quefois très-fubtil fur lès parties faillantes & éclairées ,plus fortement refTenti fur les parties rentrantes, en-core plus prononcé pour les parties ombrées, fe nommeun trait fpirituel. Ce font des moyens qu’emploie le fa-Yanf artifte pour exprimer en peu de traits çe qu’il fait ,