Band 
Tome second.
Seite
211
JPEG-Download
 

an

£ S T

ères, tous les tableaux dé l’Italie, de la Flandre, de laFrance, ceux même qui ne font plus, toutes les ruinesde la Crèce & de Rome, tous les édifices remarquablesde l’Europe entière, les monumens de la Chine & del’Inde, les villes de l’Europe & del’Afie, les cabanesdes Lapons, des Tongoufes, les tentes des Kalmoufcs,les huttes des fauvages de l’Amérique. Toutes les plan-tes , tous les animaux de la terre , paffent fous les yeuxd’un homme qui n’a jamais quitté fa ville natale. Laterre elle - même , les mers & les cieux font fidèle-ment repréfentés par des ejlampes ; enfin tout ce que lavue peut faifir dans l’univers peut être, par le moyendes ejîampes , raffemblé dans des porte-feuilles.

Des tableaux font détruits, des ftatues font brifées ,des palais, des temples font renverfés; ils fe conferventdans des ejîampes. La nature en convulfion a changé laCalabre ; des ejîampes peuvent nous montrer encore cequ’elle fut.

Les détails des opérations qui produifent les différen-tes fortes âi ejîampes , feront confignés dans les a^clesqui concernent la gravure. ( Article de M. Lzrzs-qve. )

ESTOMPE ( fubft. fém. ). On appelle ainfi unmorceau de peau roulée, coufue & taillée en pointe $dont on fe fert pour étendre le crayon fur le papief.Cette définition fuffit pour faire connoître que ce quiconcerne Ÿejîompe appartient au Diflionnaire de prati-que. Nous dirons feulement, relativement à la théorie jque la pointe large de Ÿejîompe reflemblanc «lieux quecelle d’un crayon à la forte de pinceau que les peintrescomment broffe, elle femble auffi mieux convenir que

O i;