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de convention qu’elles Te difputent entr’eîles, h’eft pàâune imperfe&ion moins choquante que le feroit leurgroffeur excefïïve ? Les artiftes fur-tout qui connoiffencmieux que tout autre cette erreur, plaignent avec in-térêt celles fur lefquelles ils defîreroient fe modeler-,mais ils ne fe refufent guère à fourire lorfqu ils voient»n corps énorme fe mouvoir en chancelant fur deuxpivots difproportionnés, & les femmes perdre & recher-cher fins cefle un équilibre pénible,que la moindr»diftraétion ou la moindre oppofition lés empêche deretrouver.
C’eft pour parvenir à cette ridicule démarche que nosfemmes , dès leur première jeunelfe , détruifent la formede leurs orteils, & celle des jointures qui attachent lespieds à la jambe. Cet ufage barbare a tellement prévaludans toutes les claffes delà fociété, que fi l’on defired’un peintre ou d’un fculpteur une Vénus entrant dansle bain, ou les Grâces telles que la nature en a fug-géré l’idée aux artiftes de l’antiquité , il fait les plus inu-tiles recherches pour trouver en réalité ces perfe&ionsque tant de modernes Vénus & tant de Grâces préten-dues croient pofféder.
Il réfulte encore des abfurdités dont je viens de par-ler , que fi nos artiftes , fidèles aux proportions con-facrées par les plus beaux ouvrages de l’antiquité , don-nent aux pieds d’Hébé ou de Flore, la longueur quidoit conftituer leur jufte dimenfion, la moitié dupublic, tout au moins, fe croit obligée de blâmer lanature & l’art, plutôt que d’avouer une erreur accré-%ditée.
Voilà ce qui regarde les grâces 8c les proportion#des extrémités.
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