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Tome second.
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37§ F R U

efi froide , quand les figures ne femblent animées paraucune affëdion intérieure. Quelquefois la froideur efirelative au fujet. Quand le fujet exige un mouvementimpétueux, la compofuion eft froide , fi elle n’a quele même degré de mouvement, qui conviendroît à unfujet tranquille & qui lui donnerait toute la chaleurdont il eft fufceptible. L’expreffion eft foide , fi ellene préfente qu’une paffion modérée, quand le fujetexige une paffion violente.

L’ar'ifie fage qui ne donne à fes compofitions, quele mouvement qu’elles doivent avoir, & à fes perfon-nages que le degré de paffion qu’ils doivent éprouver,rifque d’être traité d’artiftc froid par fes contemporains,& fur tout par ceux de lés rivaux qui croyent avoirbeaucoup de chaleur quand ils ne conlultent jamaisla faine raifon.

On a vu des artiftes qui trouvoient l’antique froid ,8c qui auraient craint de fe refroidir s’il avoient con-fidéré un tableau de Raphaël.

La véritable chaleur efi: une qualité de l’ame. L’artiftene fera jamais froid., s’il voit, s’il fent tout ce qu’ildoit reprcfenter. Mais fouvent toute la chaleur d’uttartifte ne confifte que dans fa hardieffe & dans l’ha-bicude de fa main. Ceux qu’il féduit le trouvent brû-lant, parce qu’il exprime avec facilité 1 es froides con-ceptions de fon ame. ( Article de M. Levesqve. )

FRUIT (fubft. mafc. ) Il efi; inutile d’employer icîce mot pour exprimer le fruit qu’on retire de l’étude,dans la peinture, fi ce n’eft pour dire qu’il n’eft paségal à celui qu’elle produit dans les fciences abftraites,& que le fruit fe réduit à bien peu de chofes dans