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Tome second.
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l’art, fi l’on n’eft pas doué par la nature des qualitéspropres aux arts d’invention.

Peindre des fruits eft un genre qui n’eft guèreféparé de celui de peindre des fleurs ; mais il offre moinsde difficultés. D’abord, les fruits font plus faciles à co-pier, parce qu’ils changent moins promptement deformes & que le peintre a tout le tems de les bienimiter. D’un autre côté, fi la richeffe des couleurs,ladouceurdu duvet, font des beautés communes à cesdiverfes & précieufes produélions de la nature ; les for-mes détaillées des fleurs , & ce qu’elles montrent defeuilles diaphanes, eft une tâche qu’on n’a point àremplir en peignant des fruits.

Les fleurs demandent donc une touche légère & va-riée , une tranfparence de tons qui particularife letalent du peintre de ce genre ; tandis que la pâte,la largeur & la fierté du pinceau avec lequel onrend le mieux les fruits, eft un mérite commun àl’exécution d’un tableau d’hiftoire ; celui qui fe def-tine à ce genre, profitera aufii beaucoup de leur étude;parcequ’il y acquerra les moyens de colorier avecfraîcheur & puiffance , & qu’en particulier il fauraexécuter des fruits dans tous les fujets qui feront fuf-ceptibles de cet agréable 8c brillant accefloire. ( Ar-ticle de M. Robin. )

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FUYANT ( part. a£l. pris quelquefois fubftantive-ment, car on dit le fuyant d’un corps , les fuy ans d’untableau. ) C’eft un terme de l’art de peindre confacréà la partie du clair-obfcur. Les perfoanes peu iijftruites