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Tome second.
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F U Y

l’employent fouvent pour les mots lointains, dégrada-tion de ton, de teinte, &c.

X,a partie fuyante d’un corps eft celle qui échappeà l’œil, qu’il ne voit qu’en raccourci, avec laquelleenfin les rayons vifuels forment un angle très-aigu.

Pour en rendre l’effet en peinture, il faut obferverde ne jamais employer les plus grands clairs ni les plusgrands bruns dans les tons qui doivent produire lefuyant d’un corps ; mais l’œil peu exercé, l’efprit peunourri des principes des effets de la lumière , font fa-cilement trompés parle ton du fond fur lequel l’objeteft détaché.

J’ai dit qu’on ne devoit jamais ufer des plus grandsclairs , ni des plus grands bruns fur les parties fuyan-tes. Voici une maniéré fimple de démontrer la jufteffede ce principe. Faites avec du papier très-blanc un<rouleau , tenez-le perpendiculairement, & de manièrequ’il reçoive le jour latéralement, par rapport au fpec-tateur ; oppofez à ce cylindre un fond brun. Dans cettepofttion, l’œil peu exercé verra la forte lumière furiebord du rouleau du côté du jour : illufion produite parle brun qui lui fert de fond. Car fi vous remplacez lefond brun par un fond blanc, expofé à la grande lu-mière , il n’y aura perfonne qui ne voie alors quela partie fuyante du rouleau qui fembloit très-claire *n’eft qu’une demi teinte qui fe détache en brun fur lefond blanc éclairé, & le plus grand clair de ce rou-leau fe verra fur la partie la plus proche de l’œil : parcette obfervation le ton réel de la partie fuyantefera donné.

Il faudra agir en fens contraire pour avoir celuid’un corps brun. Donnez lui pour fond un objet éclairé