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G ALERI'E ( Cubü. fem. ) Ce terme appartient 3l’Architeélure ; mais les fœurs doivent avoir des droitsentr’elles 8c c’eft par cette raifon que la peinture em-prunte le mot galerie , non pour lignifier une partie depalais ou d’appartement dont la proportion efi: un pa-rallélogramme très-allongé, mais pour défigner lesornemens dont on la décore.
Ces ornemens l'ont, pour l’ordinaire, la dorure, lafculpture. 8c. furtout la peinture. Quelquefois une ga -lerïe efi: deftinée à renfermer une colle&ion de ta-bleaux ralfemblés de tous les pays & de toutes lesécoles : quelquefois elle efi: peinte par un même ar-tifte, qui , à l’aide de diftributions symmétriques , yrepréfentè une fuite de faits tirés de l’hiftoire ou dela fable, mais qui ont pour objet un feul héros; telleefi: la galerie où Rubens ,au Luxembourg, a repréfentél’friftoire de Marie de Médicis.
Pour rendre fenfibles les reffemblances établies entrela poëfie & la peinture, il feroit néceffaire de rap-procher les diftérens genres de leurs productions , quiont quelques rapports entr’eux. Aulfi me fuis-je pro-mis d’en offrir l’idée au mot genre ; mais je ne puisme refufer, à l’occafion de celui qui m’occupe, d’an-ticiper fur cette efpèce de parallèle.
Les compofitions dont la poëfie a droit de s’enor-gueillir davantage, font les poèmes compofés de plu-fieurs parties qui, lufceptibîes de beautés particulières,exigent cependant que ces beautés ayent une juifsconvenance avec l’ouvrage entier & une liaifon com-binée avec les parties qui précèdent ou qui fuivenr.
Dans la peinture, un feul tableau, quelque grand,quelque riche que (bit le fujet, ne femble pas répondis