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•à fe mouvôlr, pat l’exemple, pat l’émulation, par•ïjuèlque defir fouvent étranger à ce qui vous occupe ;Vous croyez Voler aux fuccès , & la gloire femble venirau-devant de volts; mais trop fouvent cette e'ffervefcencepadëe, le génie a difpatu.
Dès que le méchanifme de l’art vous oppofe des dif-iniltés, vous redevenez froids, ou le dépit chagrin•amortit votre ardeur. Ce n’eft pas de génie que vouaêtes doués, mais feulement du defir d’en avoir ^ &ftialheureufement ce defir ne le donne pas.
Mais fi, par une application foutenue, par le defir■des fuccès, vous acquérez les pratiques 8c les connoif-fances indifpenfables ; fi vous ne vous rebutez pas desétudes difficiles ; j’augurerai mieux de votre talent &j’efpereral qu’il fera vivifié par le génie. Je penferaïqu’il vous foutient en fecret , qu’il vous ordonne d$lui app'lanir la route , qu’il vous dit tout bas : rompe*mes chaînes & je volerai.
En effet, comment efpérez-voiis que le génie piaffamême feulement marcher dans la carrière que vous luîvoulez faire parcourir d’un vol, fi loffqu’il vous infpr»rera l’expreffion, votre main ignore quels refforts larendent vifible ? Comment efpérez-vous qu’il faffe agir,parler vos figures, fi vous avez tant de peine à les* conftruire , que le génie ennuie s’échappe & difparoiffe. pour féconder ceux qui lui fourniffent des moyens aufîïprompts que fes volontés?
Le génie eft pour ies attifiés difficiles, lents 8c peusûrs du méchanifme & de la pratique de leur art y- comme ces démons qui, paroiffant pour obéir aux évo-cations d’un enchanteur mal habile ; le méprîfent Si,
Totnt II, Cs