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Tome second.
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le fuient, lorfqu’ils le voyent héfiter & balbutier îeffordres qu’il veut leur donner.

Cependant il faut convenir que parmi les jeune*difciples de l’art dont je traite, s’il eft des génies pré-coces ( & ce font les plus incertains, ) il en eft d@lents & de tardifs, dont les fruits plus durables &moins corruptibles ne fe font pas annoncés par desfleurs prématuréès.

Ne vous enorgueilliffez donc pas de quelques "cro-quis, de quelques efquiffes dans lefquelles vousmontrez du fens & de l’efprit. Si l’on vous loue %meffiez-vous d’un encens léger , mais qui entête; fi vos.maîtres plus févères vous blâment ou paroiffent peu tou-chés de ces bluettes de génie , ne penfez pas que edfoit par une affectation pédantefque. Ils vous traht-roient fi, dans vos premières études, ils ne donnoient,pas la préférence abfolue au méchanifme fur les partiesfpirituelles de l’art. Celles-ci font les premières fans,doute dans l’ordre du mérite, & cependant elles ne,doivent s’offrir que les dernières dans l’ordre des étu-des. Si la nature vous les a données, elles se vous lesOtera pas ; mais fi vous n’acquérez pas les autres qui,ne font pas un don , vous ne les aurez jamais.

Il eft donc indifpenfable que vous fâchiez parfaite-ment deiîiner pour bien exprimer. Le deffin eft un®langue ; plus vous la faurez, plus vous parlerez avecgrâce , avec force , avec génie. Il eft vrai que quel-,ques hommes rares ont été doués dans les arts d’un©telle abondance de génie qu’ils ont été difîîngués fansavoir les qualités que je fais regarder comme indifi»penfables. Ces exceptions ne détruifent pas le principe,& U ces hommes avoieut pu acquérir ce qui leur a?

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