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timidement quelques petits coups d’outils-, Ils le frof-toient & le careflfoient plutôt qu’ils ne le travailloient.Mais on ne fauroit dire en général que leur procédéfût celui des modernes. Je ne me rappelle plus quelfculpteur appelloit ces artifles trop peu ouvriers, despotiers de terre. Ils le vengoient en traitant de mar-briers les artiftes la van s à travailler le marbre, maismoins heureux à compofer de belles flatues. Malgréces reproches mutuels, il eft aifé de fentir qu’il doitréfulter pour l’art un grand avantage de la réuniondes deux talens. L’ouvrage joint alors , à la beautédes formes & des proportions, une hardielfe de tou-che , un feu d’exécution qu’il ne peut recevoir quede la main du maître. C’eft là peut-être ce que vouloitdire M. de Jaucourt, & ce qu’il n’a pas dit.
Mais ft ces deux qualités ne peuvent être conftam-mcnt réunies, il faut avouer que l’artifte qui lait fairede très-beaux modèles , trouvera toujours des ouvrierscapables de les rendre en marbre peut-être avec unpeu de froideur d’exécution , mais avec la précifion laplus exafle, & qu’il eft bien préférable au fculpteurqui fait très-bien tailler le marbre, mais qui ne faitmodeler que des ouvrages médiocres. On fait que leBernin & notre Bouchardon failbient confidérablementavancer le marbre d’après leurs modèles. G’étoit peut-être moins l’habileté du métier qui leur manquoit,que la patience de faire une fécondé fois, fur unematière réfiftante , ce qu’ils avoient déjà fait fi bienavec une fubftance plus docile. Nous ne prétend ;n*parles louer ici d’avoir négligé.la manoeuvre de leurart ; mais nous n’oferions non plus les condamner.Pendant que d'habiles ouvriers traduifoient en marbra