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d’une compofitîon, d’une attitude, ni d’une exprelTîonquelles font moëlleufes ; mais on dit : ce tableau eftd’un pinceau moelleux ; ce fculptcur à une manièremoëlleufe-, dans cette eltampe les chairs font moèlleu-fes, Sec.
Entreprendre de rendre par la parole, tout ce quis’entend dans les arts, par moelleux , feroit un grandtravail, fie en même temps un travail inutile. L’examend’un ouvrage fec , net, ou exécuté avec fermeté, àcôté d’un autre qui fera rendu d’une manière moël-leufe, en apprendra plus en un clin d’œil, qu’un volumed’écriture.
Bornons-nous donc à faire fentir de notre mieuxce que c’eft qu’un ouvrage moelleux, en lui oppolantce qui ne l’eft abfolument pas, afin de montrer avecun peu de précilion quelles font nos idées fur ce pointde pratique.
Le pinceau excefiïvement fondu 8c vaporeux eftl’excès du moelleux ; ainfi Gr'imou , ni le Cavalierfiberi n’ont pas pofledé ce mérite. L’exécution molle& indécife eft le défaut de ceux qui, cherchant lemoelleux , n’ont pas allez de lavoir pour conferverla juftefle, ou au moins la décifion nécefîaire à l’ex*prefiton des formes.
Ce qu’on nomme en peinture le fondu , n’eft pastoujours le moelleux. Le Guide, Si Annibal Carrache,ont bien fondu leurs couleurs ; Louis Carrache, leParmefan 8c fur-tout le Correge, ont été moelleux.
En lculpture , le Flamand, le Bernin, fie le Pugetont éxécuté moelleufement. Nous ne connoillons pasd’ouvrages antiques dans lelquels on rencontre cetagrément \ on peut en donner la raifon. Le moelleux