Band 
Tome troisième.
Seite
488
JPEG-Download
 

M O L

ce reproche qu*à quelques ouvriers dans un des genresTubalternes de la peinture, qüi trouvent d’autres ou-vriers en gravure toujours prêts à multiplier leurs mé-prlfables produftions. ( Article de M. Levssque. )

MOL 8c MOLLESSE, t/n tableau mol , undeffn mol, une touche molle font des expreflions parïeftjuetles on défaprouve.

La molleffe des chairs ; une certaine molleffk danste pinceau , dans les contours font des expreflions par'lefquelles on loue.

Comment rendre raifon de ces différens fens ? etqu’on peut remarquer, c’eft que mol qui défigne undéfaut s’applique à des objets généraux, & molleffe àdes objets particuliers : un tableau mol , c’eft à dire,dont l’exécution eft molle , fuppofe dans celui qui l’afiait, un génie nonchalant, un talent privé de reflort& de vigueur. Il en eft de même d’un deffin. Quantà la touche, comme elle eft le figne de l’exprelfion,de l’énergie & de l’efprit, la molleffe ne doit & ne peutlui convenir.

Venons à l’idée de la molleffe appliquée à des objetsparticuliers de la peinture.

î.a molleffe des chairs , exprime une qualité parti-culière, une d)uce flexibilité qui caraétérife la chairdes enfans & des femmes.

Une certaine molleffe dans le pinceau revient au molleàtque facetum qu’Horàce confidère comme une perfec-tion , & dans ce point, la manière de peindre a quel-que reffemblance avec la manière d’écrire. i

Enfin la moUtffe des contours fe rapporte & cetdoyant que l’on fouljaite dans le trait des figures d«*