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Tome troisième.
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jeunes hommes & des jeunes filles. Une certaine fou-pleffe dans le crayon, dans la main, dans le pinceauproduit en effet ces courbes fi douces qui ont la mol*lejfi des flots d une mer qui çe(Te d’être agitée.

Les tours des langues qui femblent offrir des An-gularités & quelquefois des contradiélions & qu’oncroit des effets du caprice des hommes, font fouvent,quand on fe donne la peine de les bien obfervcr, deseffets juffes d’un inftinft qui, pour ainfi dire, rai-fonne fans que nous nous en appercevions. Nous vou-lons quelquefois les corriger, ou nous les condamnons,& nous faifbns comme les mauvais maîtres à danfer qui,en prétendant donner de la perfeélion aux mouvemensnaturels , leur donnent de la roideur , tandis quel’inftinâ, en fe prêtant à la pondération & aux loi*de l’équilibre , les rendoit fouples & agréables parcette mollejfe qui n’eft point un défaut.

Artiftes, fi vous peignez des enfans , de jeunes fem-mes, des Amours, des Génies, des Nymphes, obfervezcette moUeÿc qui caraétérife, par le trait & par lepinceau, le tiffu fin de leur peau, la fouplefle de leurs,mouvemens, enfin cette flexibilité des mufçles & de*articulations, perfeéèion de leur foiblefl’e.

Mais en îadflant aller avec une «forte d’abandon votrepinceau & votre touche pour mieux rendre ces carac-tères, ne vous en faites pas tellement une habitude^que vous ne puilfiéz la vaincre quand il vous faudra;peindre Hercule , Mars & des figures vigoureufes,qui demandent que votre efprit 8t votre main partici-,pent de l’énergie que vous devez leur donner.

Ce n’eft pas de la dureté & de la féchereffb qu’onappelle fùrçe en peinture ; ce n’eft pas de INndcçifi.oflpt

B b. iij.