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mérita cependant dé tenir un rang illuftre entre lesplus grands peintres. Mais quand oh ne traita quepetitement de petits fujets dans les tableaux qu’onnomme camaïeux, ce genre très-fubaltern.e fut à peinecompté entre les différentes manières de peindre ; c’eftainfi qu’on dédaigne, de. compter entre les produétionsde la ftatuaire, ces ferres - cuites que font des arti-fans en fculpture pour la décoration des jardins. Engénéral, quand, dans les arts, onfe difpenfe de vain-cre certaines difficultés , on fe foumet dès lors à la loide commander à l’eftîme des hommes par des beautés,qui l’emportent fur celles que promettent ces difficulté»vaincues. ( L. )
MON OTONE (adj. ). Ce mot a, dans la langue^de l’art, le même fens & le même emploi que dans lalangue ordinaire , & fignifïe qui n’a qu’un ftul ton fmais les artiftes difént encore plus volontiers, enparlant d’un tableau, qu’il eft égal de ton., de cou-leur, qu’il eft fade, qu’il eft gris, qu’il fait le ca-maïeu &c. On exprime auffi la monotonie en défignancla couleur qui domine dans un tableau, & l’on dîtqu’il donne dans le roux, dans le jaune, dans leviolâtre, dans le noir, dans la farine, &c.
La monotonie eft un grand défaut, fans doute. Latrop grand éclat des couleurs , l’exceflïve variété desteintes, le luifant exagéré de certaines parties, et»eft un autre, furtout dans le genre de l’hiftoire quidoitlaiffer du repos au fens de la vue , pour que l’éfpri*ait le loifir de fe fixer aux grandes parties de l’art,celles qui parlent à l’ame.
On dit quelquefois d’un petit tableau que c’qjlT:
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