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& en quelque forte de l’inertie qu’on appelle rnoh.leffe. J’aurois peine à décider quelle eft la plus grandede ces deux imperfefHons ; niais la lechereffê & la du-reté même font des défauts, dont il eft poftible qu'onfe corrige, tandis, que la mollejje , qui conduit àn’avoir aucun caraélère , eft peut-être fans reffourcfli( Article de M. U atelet. )
MONOCHROME. Quoique ce mot foit in-connu dans les atteliers des peintres, & qu’il ne foitemployé que par les favans, il doit cependant trouverplace dans le diâionnaire des arts. Il eft compofé dedeux mots grecs , monos, feul Sc ckrôma , couleur. Ildéfigne donc une peinture d’une feule couleur, tellequ’eîle fut dans l’origine de l’art.
La peinture égratignée dont Polidore décorott lesédifices de Rome, les camaïeux, les grifailles , lesdeftins arrêtés quant à la partie du clair-oblcur, leseftampes enfin , font des peintures monochromes.
Comme la peinture monochrome renonce au charmedes couleurs , elle eft obligée de racheter ce défautpar toutes les autres beautés de l’art, furtout parcelles des formes & de l’exprefiïon. Son auflérité,que l’on peut comparera celle de la fculpture, fembielui interdire tous les agrémens fubalternes que la pein-ture relève)’par le preftige du coloris, & lui faire undevoir de tout ce que l’art a de grand, de noble,d’impofant. En renonçant à l’efpérancq de charmer lesyeux par la magie des teintes, elle contra&e l’obli-gation de parler à l’ame & de fatisfaire l’efprit. C'eftainfique Polidtre, célèbre difciple de Raphaël, re-nonçant; à fqute.nir fon art par la variété des couleurs,