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Tome troisième.
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MOS 49,3

jttificieUes. Le tableau a toute l’épaiffaur q.u’on juge1 propos de donner à la longueur des pierres que l’onemployé , & dans toute cette épaifleut, il eft parfaite-ment le même , au lieu que les tableaux faits par lesautres manières de peindre, n’ont qu’une furface , &font détruits dès que cette furface eft altérée. TouteU partie ftjpérieure d’une mofaïque peut être éraillée,prée, méconnoiflatle : pour faire revenir le tableaueffacé, il luffit de lui rendre le poli; & cette opéra-tion , que des accidens rares peuvent feuls rendre,fléceflaire , peut fe recommencer tant que l’ouvrage,çonferve encore quelque refte d’épaifleur. On pourraitdonc appeller cette peinture éternelle s’il y ayoitquelque chcfe d’éternel fur, la terre. Qtt en donnerales procédés dans le- diélfonnaire de pratique.

On fenc l’avantage qu’auroient les hommes pour,exercer leur perfectibilité dans toute fon étendue ,les arts qu’ils inventent’& qu’ils approchent de laperfc&ion, pouvoient être exercés par des moyensdurables. La perfeûion eft le fruit du temps ; elle lecompote de l’intelligence, des découvertes, des fuccèsdes générations qui fe fuccèdcnt. Si cette fuccefliontft interrompue , ft une génération perd le fouvenir desdécouvertes & de l’induftrie des générations qui l’ontprécédée ,, cette induftric,. ce* découvertes font comme& elles n’avoient- jamais exifté , & poux revivre, ilfaut qu’elles foient inventées, de nouveau ; il faut rc-paffer pat tous les mêmes degrés de première maladroite,de premiers tâtonnement, de perfe&ionnemens lents& fucceffifs ,. avant de les rétablir au même état oùelles avoîent été dans des temps qui n’ont lairtë aucuneVace. bi ç les beaux ouvrages de la peinture, de la