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Tome troisième.
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mufique grecque s’etoient confervés, comme une par-tie de ceux de la fculpture & de l’architeâure, leinations modernes, en fortant de la barbarie, auroienttrouvé de beaux modèles à fuivre; elles feroient partiesdu point où les auroient placées ces modèles, & dansles fiècles éclairés qui fe font fuivis , elles n’auroienteu qu’à ajouter à ces arts, qu’elles furent obligéesde créer , des perfeélions nouvelles.

C’eft le fervice qu’auroit rendu la mofaique à l’artde la peinture , ft elle avoit été portée par les anciensau dégré de perfeftion à laquelle elle a été élevéedans la Rome moderne, & fi on l'avoit appliquée anmême objet. Nous aurions pu trouver dans le fein dela terre, & fous de vieux décombres , d’ex a fies imita-tions des tableaux d’Apelle , de Zeuxis, d*Euphranor:un poli nouveau leur auroit rendu leur première jeu-nefle, & les productions pittoréfques du règne d’Ale-xandre fe reproduiroient à nos yeux précifément dansle même état, où les contemporains de ce prince lesvirent fortir des atteliers des artiftes.

Des tableaux , ouvrages des peintres les plus célè-bres, ont été imités à Rome avec des pâtes d'émail co-loré, taillées en petits morceaux joints les uns auxautres par un maftic d’une extrême dureté. Ces pein-tures dont les teintes ne changent point, que l’hu-midité ne peut pénétrer, que l’air ni le foleil ne peu-vent altérer, qui échappent à toutes les caufes ordi-naires de deftruftion , qui ne feroient même décom-pofées qu’avec effort, par des barbares armés d’un ferdeftrufteur , conferveront, pendant un nombre defiècles qu’on ne peut évaluer, un témoignage fenfiblede l’état de l’art au tems où furent faits les origine*de ces précieafes imitations-