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Tome quatrième.
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îcs caraftères de la trîfteffe fur la figure de Ménélas,-oncle de la viétime : il mit un voile fur le vifage dupère qu’il ne pouvoit montrer d'gnemenr. Pat-risipfi'.is vultum velavit , quem dignë non poterat oftendere.C 5, eft ainfl que s’exprime Pline, & fes exprefiions fontau-deffus de la critique. On fait que les anciens trou-voient indécent de- fie montrer dans une extrême doub-leur, 8c qu’ils fe couvroient la tête de leurs manteaux,quand ils n’avoient pas la force de la dompter. Sui-vant les principes de cette décence, Timanthe nepouvoit montrer dignement Agamemnon, digni non po-terat oflendere , qu’en le couvrant d’un voile. Pline amefuré tous fes termes : il dit que le peintre ayoitépuifé fur les autres figures l’exprefiion de la ttiflefle ;mais il y a loin de la triftelle à l’expreflion de l’ex-trême douleur.

Cicéron , Quintilien , ËuffaLhe prétendent queTimanthe, après avoir épuifé fur les autres perfonmgesl’expreffion de la douleur , fut obligé de voiler ionAgamemnon; Valere Maxime s’exprime d’une manièrequi paroit s’accorder mal avec les principes des Grec»fur les convenances de l’art. Il prétend que le peintreavoit repréfenté Calchas trille, Uly fie affligé, Ajaxcriant, Ménélas fe lamentant, & que ne pouvant pluscaraftérifer la douleur du père, il le couvrit d’un,voile. Croira-t-on qu’un peintre Grec , qui refp&Soitle caraâère de la décence & celui de la beauté, aitrepréfenté des Princes, criant & fe lamentant commedes. elclaves qui fe livrent fans frein à toutes leurspaillons, à toutes leurs affeâions ? Auroit-il donné à• des Princes une foibleffe qu’il n’auroit pas même ofégrêter à la dernière femme de Sparte ï Je crois donc