Band 
Tome quatrième.
Seite
94
JPEG-Download
 

P4 PËÎ

que Cicéron, Quintilien, Euftathe n’avoient pas ville tableau de Timanthe , qui ne paroît pas être dunombre de ceux qui eurent une longue durée, &qui furent apportés à Rome. Je ne crois pas non plusque Pline l’ait vu ; mais je penfe que dans la de^cription qu’il en a donnée * il a fuivi quelqu’àuteurgrec à qui le tableau étoit bien connu. Timanthes’étoit montré bon peintre d’expreffion en épuifant fuirfes different perfonnages le caraûère de la trifteffe 5îl avoit l’enti que la trifteffe ne fuffifoit pas pour pein-dre la ütuation du père, que cependant il ne pouvoirle montrer dignement dans les crifes de la douleur $& il prit le parti de le voiler. C’eft cette délicateffe& ce fentiment des convenances dont Pline fait l’élo-ge : mais les autres nous montrent un peintre quiayant épuifé tout fon art fur les figures fubalternesou du moins fecondaires, ne fait plus comment traiterfa figure principale, & la couvre d’un voile. Ils fontun grand éloge de cette reffource, qui ne feroit quecelle de la ftérilité. Suivant eux , c’eft une fublimeinvention que ce voile ; mais, comme l’a fort bienïemarqué Daléchamp, cette invention appartient àEuripide.

On voyoit à Rome un tableau de Timanthe qu’onregardoit comme un ouvrage achevé 5 il repréfentoicun héros.

(ia) Androcÿdes deCyzique fe fit uhe réputationdans ce que nous appelions peinture de genre. On cé*lébroit des poiffons qu’il avoit peints autour de Scylla.Il y a tout lieu de foupçonner que l’art avoit faitencore de bien foibles progrès dans la partie de la