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Tome quatrième.
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menaçant, l’œil égaré fembloiî animé de la fureur éèîcombats. Cette figure étoit feule dans le tableau : lépeintre , l’homme d’efprit, fentitle pouvoir que devoit-avoir fur un peuple aflemblé les efforts de deux artsréunis, & ne permit de lever la toile qui cachoit fohtableau, qu’après avoir fait fonner la charge à un trom-pette. La multitude, animéè par cette mufique vive& guerriere , en confondit l’impreflion avec celleque lui caufoitle tableau. Le moyen étoit adroit ; maisun peintre pour remuer l’ame dès fpe&ateurs, ne doitemployer d’autres refforts que ceux de fon art : touteautre reffource ne lui procure que des fuccès d’unmoment;

(16) Pamphile d’Amphipolis en Macédoine, pein-tre très célèbre par fon talent , & plus encore par-Apelles fon difciple. Il fut le premier des peintres quicultivât toutes les parties dés belles lettres , & fur toutles mathématiques & la géométrie , iâns lelquellesil foutenoit que Tare ne pouvoir fe peffeélionner : cequi prouve que les peintres de ce temps n’étoient pas aufiiignorans en perfpeétive que le luppofent quelques mo-dernes. Il fe diftingua entre les peintres de l’antiquité,par la bonne entente de la compofition. La réputationdont il jouiffoit lui permit de mettre les leçons à untrès haut prix. Il prenoit les élèves pour dix ans, &en exigeoit un talent, qui faifoit 5400 livres de notrejnonnoie. Il donna tant de luftre à la peinture, qued’abord à Sicycne , 8 c enfuite dans toute la Grece *«lie fut mife au premier rang entre les arts libéraux ^& que tous les jeunes gens bien nés apprirent à déf-fiher. On fe feryoit pour ces deffins élémentaires de

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