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'coïfifne Nîc’as, qui refufoit 60 talens d’un de fes ta-bleaux , auroic été d’une bien rare complaifance s’ils^toit fait le verniffeur des ilatues de Praxitèle. Ilfaut donc convenir qu’il y eut au moins deux pein-tres nommés Nicias ; l’un diftiïigué par le talent, &l’autre inférieur, mais qui excelloit à vernir les Ha*tues, enforte que Praxitèle difoit que ceux de fe*ouvrages en marbre qui lui plaifoient le plus étoienîpeux qui avoient été vernis par Nicias.
Nicias avoit fa fepulture à Athènes entre les monu-ftetis de“ ceüxque la république avoit jugé digne*de cet honneur. Ce peintre , dit Paùfanias, l’em»portoit fur tous ceux de fon temps, par fon habiletéà peindre des animaux. Audi voyons-nous qu’il avoitJieint Nëmée affife fur un lion ; que fur le monumentqu’il avoit décoré de peintures près de Tritia, il avoitrepréfehtê des chiens de chaffe , & un paffage deDémétrius de Phalere nous apprend qu’il aimoit àreprésenter des combats de cavalerie II peignoit àl’encaullique , & ce fut dans ce genre de peinturequ’il fit le tableau de Némée.
Suivant Plutarque , ce ne fut pas Attale , mai*îtoiémée qui voulut acheter foixante talens l’évocation,des ombres de Nicias. Alors ce peintre pouvoir êtrele même que Pline trou voit fous la 112 e . olympiade;alors il ne feroit pas impollible qu’Euphranor eût vécudans la 104 e . olympiade. Mais Euphranor auroit donsété plus ancien qu’Apelles, ce que le paffage de Quin-tilien que nous avons rapporté ne permet pas d’admettre.Pline dit lui - même qu’Euphrangr n’a paru qu’aprèspaufias.