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l’antiquité, & ceux qui exaltent le plus lâ gloire deces artiftes.
. Les anciens avoient peut-être obfervé que lâ pein-ture peut faire illufion quand il ne s’agit que de re-préfenter des objets qui ont un ou deux pieds defaillie ; mais que l’iîiufton devient impoflîble fi TortVeut exprimer des reliefs beaucoup plus laillans ou,des enfcncetnens conûdérables , parce que les rayonsréfléchis par une furface plane, & venant tous d’uneégale diftance , confervent entr’eux un égaî degréde force , enforte que la furface paroit toujours tellequ’elle eft. Perfuadés que la difficulté étoit invin-cible, ils n’auront pas voulu lutter contre elle; & ilsauront cherché à la diminuer, en diminuant la faillie& l’enfoncement de leurs compofitions.
Ils firent plus encore : voulant jouir pleinement desfigures peintes, comme ils jouiffoient de l’afpeft d’uneftatue , ils eurent foin, le pim fouvent, que chaquefigure fût détachée des autres dans un même tableau ,ce qui leur procuroit la facilité de lui donner plusde relief & de la rendre plus diftinfle à l’œil dufpeftateur éloigné. Je crois voir ce principe dans lacompofition de la plupart de leurs bas-reliefs qui de-voir être à peu-près la même que celle de leurs ta-bleaux; je crois le voir indiqué dans un paffage dePline , où cet écrivain dit qu’Apelles cédoit à Am-phion par la difpofuion & à Afciépiodore par lesmefures, c’eft-à-dire, par la diftance qui doit fetrouver entre chaque objet, quanio quid à quo dif-tare deberet. Voyez Varticle Confus. Ce principeeft encore plus clairement établi par Quintilien ; ildit qu’un objet peint manque de relief quand rien