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Tome quatrième.
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île l’entoure ; & que, pour cette raifon , quand lesartiftes introduifent plufieurs objets dans un feul ta-bleau , ils laiffent de la diftance entr’eux , pour queles ombres ne tombent pas fur les corps. Nec piclura xin qua rdhil circumlhum ejl , eminet ; ideoque artifices ,etiam cum plura in unam tabulant opéra contulerunt tJpatiis dijlingunt , ne umb/æ in corpora cadant. Inft-Orat. lib. 8. cpa. j.

Suivant cette régie de compofition, fi étrange pouenous, chaque figure fe diftinguoit dans toutes fesparties avec la plus grande netteté, & il n’étoit paspermis à l’artifte de fe permettre la moindre négli-gence ; tout devoir être beau dans fon ouvrage, parceque rien n’y pouvait échapper à l’œil féyère de lacritique.

Cependant comme les modernes ôfent quelquefoisfe fouftraire à la loi qu’ils fe font faite de pyramiderde lier, de groupper, de ne pas laiffer dans la com-pofition de ce qu’ils appellent des trous ; de même lesanciens fe permettoient aufii, quand ils le jugeoientconvenable, de ne pas- lailfer de diftance entre leursfigures. On voit de fort beaux grouppes dans des pein-tures antiques , & il eft prouvé par ces exemplesque les anciens n’étoient pas dans l’impuiflànce degroupper aulfi bien que les modernes. Dans un tableaud’Herculanum qui repréfente peut-être l’éducationd’Achille, la figure du vieillard qui tient un enfantfur les genoux, & celle de la femme qui eft derrièr»lui , forment un grouppe très agréable. Le tableaud’un peintre Athénien nommé Alexandre , ouvrage dela même colleâion , peint d’une feule couleur fur lemarbre, eft de cinq figures bien compofées, même