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fuivant les idées des modernes , fi ce n’eft què des otj»fervateurs rigoureux des principes claffiques, pour-roieht condamner tr'siis têtes placées à la même hau*leur. Trois de ces ligures forment un grouppe pleinde grâce -, les deuix autres font liées entr’ellès fansaucune âffeélion ; /les aéiions font vraies & naïves jles draperies font légères. Il eft très vraifemblableque ce morceau du cabinet d’Herculanum étoit lacopie d’un tableau monochrome fait dans lés beauxtemps de l’art.
Le bas - relief antique repréfentant la mort de Mé-ïéagre peut nou's donner une idée de la manière decompofer des pf>intres antiques ; & cette manière mérited’êrre adoptée par les peintres modernes qui craignentl’affeétation. Les figures, au nombre de fept, en fontbien grouppties , & toute l’ordonnance en eft affezbelle pour a voir été adoptée par le Poulfin dans fontableau de 'l’extrême - onftion.
Ainfi la loi de détacher toutes les figures dansun tableau étoit donc un principe d’école que les ar-tiftes ne refpeâoient pas toujours , & quand ils ju-geoient à propos de s’en écarter, ils ne nous cédoient|)as dans le genre des compofitions fages. Quant auxcompofitions tourmentées , affectées , ambitieufes, théâ-trales, ils ne nous en ont transmis aucun exemple,ïi&n plus que Raphaël, & c’eft ce que bien des mo-dernes ont peine à leur pardonner.
S’ils ont peu multiplié les plans de leurs compofitions,on peut préfumer ,• qu’ils n’ont pas moins été détournésde cette multiplicité de plans par le fendmeht quepaf là raifon. Ils ont fenti que le vague d’une fcènetrès» profonde répandoit aulli quelque chofe de vague
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