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Tome quatrième.
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I2J.Ô P

ques, par le fracas de la compofition., par des grouppesartiftemcnt agencés , par ce maniment de pinceau qu’on-nomme gouftolef En paroiffant n’attaquer que les an-ciens, on détrône Raphaël lui-même, pour mettre àfa place des artiftes d’apparat, des peintres décora-teurs. Il n’excelloit pas dans ces parties inférieuresde l’art qu’on met à fi haut prix ; il ne réuniffoit pasnu même dégré que les anciens ftaruaires les parties•éminentes que dévoient pofféder aulfi les grandspeintres de l’antiquité ; & cependant il eft le plusgrand des peintres qui foient nés depuis la renaiffancedes arts. Ce qui peut étonner , c’en que les détra&eursdes peintres antiques, avouent la fupériorité de Ra-phaël fur les peintres qui l’ont fuivi, & cet aveu ,peut-être peu fincère dans leur bouche , ne leur faitpas fentir l’inconféquence de leur raifonnement.

La couleur brillante des écoles Vénitienne & Fla-mande convient peu au grand genre de l’hiftoire , &ne peut-être juftement préférée à la grande pureté dudeffin , à la fuprême beauté des formes , à la profondefcience de l’expreffion. -

Il reliera toujours des amateurs du grand & du beauqui reconnoîtront que fi, depuis Raphaël , on a per *feflionné certaines parties de l’art, on n’a cependantpas égalé cet ilîuftre maître. Ces parties que l’on aperfectionnées ne font que fecondaires ; mais on eftdevenu plus foible dans les parties principales, & cen’eft pas fur leur fupériorité dans des parties infé-rieures que les artiftes récens pourront établir jufle-ment la fupériorité de leur talent fur celui de Raphaë^Sc des peintres de l’antiquité.

Par rapport à la couleur, il faut établir deux époques