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chëz les anciens : celle de Polygnote & de fes pre-miers fucceffeurs, celle des peintres qui ont fleuridans les âges luivans.
Le coloris de Polygnote étoit dur, fa manière avoitquelque chofe de Sauvage- : mais fon deflln étoit duplus grand caraftcre. Dans les âges fuivans la couleurétoit devenue plus variée , plus brillante , plus har-monieufe , tk la manoeuvre plus agréable ; mais ledeffin étoit devenu moins exaét & moins pur. AulTïles véritables connoiffeurs continuoient-ils de préférerles ouvrages de l’ancienne école, comme aujourd’huiles juges févères,- les amateurs du vrai beau préfèrentles ouvrages des anciennes écoles romaine & florentineaux tableaux plus brillans des maîtres poftérieurs.
Je ne crois pas que., dans aucun temps , le»peintresGrecs aient porté la couleur jufqu’au preftige de celledu Titien ou de Rubens : mais il faudroit s’appuyerfur quelque chofe de plus que de foibles conjeéhiresjpour nier qu’ils aient pu avoir du moins une couleuragréable : on fait qu’ils ont traité des genres qujn’empruntent qu’à cette partie leurs moyens de plaire ,& c’eft une allez forte préfomption en faveur de leurcoloris : on fait auffi qu’ils ont mérité les reprochesdes connoiffeurs pour avoir facrifié aux charmes dela couleur des parties plus importantes : ces reprochesle trouvent dans Pljne & dans Denys d’Halycarnaffe^Mengs dit qu’on voit à Rome la figure d’une Rometromphante , peinte à ce qu’on prétend du temps deConftantin , qui eft d’un très bon ton de couleur.Le temps de Conftantin étoit loin d’être le bel âgede la peinture. ( * )
( *) Dans la plupart des frefques d’Italie , on voit fouvent, die
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