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Quant aü tfavail de la main, ils n’avoient pas Tarisdoute ia manœuvre qui ne convient qu’à la peinture enhuile & que n’admettoient ni la frefque , ni la dé-trempe, ni 4’encauftique ; je fins également perfuadéqu’ils n’avoient pas plus de ce que nous appelions efpritdans le travail de la peinture , que leurs grands écri-vains n’avoient de ce que nous appelions efprit en lit-térature : c’eft un mérite fubalterne que , dans tous lesgenres , les Grecs ont regardé comme indigne d’eux :mais on loue la facilité du faire & la touche de lanoce aldobrandine ; des artiftes très eftimables, quiont bien vu les peintures d’Herculanum , affurent queplufieurs de ces morceaux font très bien peints, avecune franchife fçavanre & d’une très bonne frefque :ils ajoutent qu’ils font d’une bonne couleur.
On fait que les anciens ont traité des fujets qui fup-pofoient de grands effets de clair-obfcur : tel étoit celuide cet enfant qui fouffloit un feu dont fa bouche &l’appartetnent étoient éclairés. Peut - être cependantn’ont-ils pas pouffé cette partie jufqu’à cet idéal quenous appelions magique ; mais ils la poffédoient affezbien pour imiter la nature , pour exprimer la vérité.Mengs accorde aux peintures d’Herculanum unç belle
M. Cochin , une draperie bleue ou rouge , ombrée bonnement arec leBlême bleu ou le même congé , où feulement il eft entré moinsde blanc, mais fans aucun mélange ou rupture d’une autre couleur♦ qui puilfent falir St rompre ce bleu ou ce rouge. C’eft un granddéfaut de couleur , qui n'empêche cependant pas de mettre les au-teurs de ces frefques au nombre des plus grands maîtres. Des im-perfeélions dans la couleur des peintres antiques, ne doivent doncjpas les dégrader à nos peux.