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défau t y mais îl en réfultoit une vertu; celle de l’exac-titude dont on s’eft, dans la fuite, trop écarté. Nousne reprocherons pas au Pérugin d’avoir employé l’ordans les acceffoires de fes ouvrages; c’eft un reprochequi appartient à fon temps plutôt qu’à lui-même.
Le roi de France ne pofsède que quatre tableauxde ce maître, dont le plus grand & le plus capitaln’a guère plus de quatre pieds. Il repréfente le Chriftdétaché de la Croix. La douleur de la Magdelaine eftallez bien exprimée, la composition eft fimple , maiselle tient un peu du gothique.
Ce tableau a été gravé par le Comte de Caylus. Ona auffi. du même peintre un Chrift au tombeau, gra-vé par Claude Duflos.
(z) Leonard de Vinci , de l’école Florentine;né en 144j , mort en ijzo. F'oye1 ce qui a été dit dece peintre fous l’école Florentine, à l’article Ecoie.Il eft le premier des modernes qui ait fait une étudeapprofondie de l’expreflion, & peut-être celui quil’ait faite avec plus de foin 8c de confiance.
" La peinture , dit Lépicië , dans l'on catalogue» raifonné des tableaux du Roi, n’ayant d’autre objet» que l’imitation de la nature , & la nature étant» infiniment variée, tout ouvrage qui pêchoit par» trop d’uniformité ne pouvoit avoir l’approbation de» Léonard : il faifoic confifter la beauté d’un tableau» dans cette agréable variété de formes qui , fans» doute, eft le principal ornement de la nature. Pé-» nétré de ces principes , il fe propofa de peindre une» a(Temb!ée de payfans, dont les ris-(impies & naïfs» puffent fe communiquer aux fpeélateurs ; pour y