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Tome quatrième.
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14.8 P E I

abondante & facile, une compolkioîi riche , & une-douceur de pinceau, une beauté de touche qui infrpiroient l’indulgence pour fes défauts..

Mandé à Vienne par l’Empereur Maximilien II, ildécora près de cettb ville le château impérial de Fafan-.garten. Négligé quelque temps par Rodolphe, fuc-ceffeur de Maximilien , il en reçut dans la fuite plusde bienfaits que de fon prédéceffeur 8c lui confacrafes t%lens pendant dix-fept ans entiers. Il dut cettefaveur encore plus à fon efprit qu’à fes talens pitto-refques-, car on ne voit pas que Rodolphe ait aiméparticulièrement les arts. Le prince goûtoit la con-v.erfation de l’ardfte au point de lui ordonner fouven®de travailler auprès de lui, & l’attelier du peintredevint le lieu où l’Empereur prenoit le plus volon-tiers, fes délafTemens. Spranger devint noble & cou-lent , & auroit fait encore une plus grande fortune,s’il avoit connu la cupidité : mais content de folliciterfon, maître en faveur de fes amis , il ne demandoitRien pour lui-même. Un riche mariage combla fa for-tune & furpaffa fes defirs; ha maifon de Prague, qu’ildécora lui - même , fut un palais, & la peinture nefut plus pour lui qu’une récréation. Ses tableaux fonttrès-rares dans les cabinets, parce que la plus grandepartie de fa vie fut confacrée aux Empereurs Maximi-lien & Rodolphe.,

Abfent depuis trente-fept ans de fa patrie, il-voulut:2a revoir , & fut reçu dans toutes les villes de la Flan-dre avec les plus grands honneurs. Il retourna à Pra-gue, où il mourut dans un âge fort avancé.

EJhimpe.% d’après Spranger. Les noces d’fiercule &4’Hébé par Muller • ] es portraits de ; Spranger & d@-