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compofitions, nous citerons feulement fa Galatée furles eaux , Vénus châtiant les. amours, & l’amourvainqueur de Pan. François Perier a gravé d’aprèslui la fameule communion de Saint Jérôme; Ravenet,le jeune Tobie ; Guillaume Château , l’adoration desRois.
Annibal avoit reçu de la nature les qualités qui,forment le grand peintre ; il les auroit développéesavec encore plus de grandeur & d’éclat, s’il y ayoitjoint la culture de l’efprit. Ennemi de la leélure, ilignoroit même la fable & l’hiftoile , 8c étoit qbligérde recourir aux lumières de fen frère Auguftin ou dequelques gens fettrés. Il devoir réfulter de cette igno-rance qu’il ne pouvoit être animé de la poëfi.e. de foufujet comme s’il l’eût bien poffé'dé lui -même. C’eftfurtout dans les ouvrages des artiftes éclairés que l’ontrouve le grand poëte réuni au grand peintre. A.nnr-bal avoit la poëfie de fon art, quand fes fujets n’é-toient pas au deffus de fes lumières.
Il fe diflingua par la beauté du deffin , le: bonchoix des attitudes , & la belle manière de- dtaper.En général fa couleur étoit marte, comme celle de-tous les Carraches ; quelquefois cependant elle euede l’éclat & de la fraîcheur. Il: deflinoit fièrement lesraccourcis, & excelloit dans les beautés mâles. On-voit dans plufieurs de fes beaux ouvrages les. nuifclesfavamment exprimés ; mais avec douceur & reffentis.fans prefque paroître. On lui reproche un p.etrde ron-deur dans les contoursun peu de- charge dans lenud des femmes; il réufliiToit mieux dans les enfans.Il fut , dans la manière de peindre, diffîmuler le-foin & introduire une négligence apparente qui fais
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