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Tome quatrième.
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§68 P E I

la düpofttion & l’enchaînement des grouppcs. Il Hcompare à ces femmes dont on reconnoît tous lesdéfauts, & qu’on ne peut s’empêcher d’aimer. S’ilïoue le ton argentin nue le Cortone a fu donneraux ombres des chairs, il avoue que Ton deffin & facouleur Tentent la manière, & que, s’il a fu employerfouvent des tons frais & variés , aimables & vrais,fun coloris cependant a quelque chofe de trop fardé,& qui tient de l’éventail. Il admire , dans ce peintre,la grâce 8c la fouplefle de la compofiiion ; mais ilcondamne l’affeélation de ces draperies volantes ,qu’on ne doit jamais fe permettre d’employer, à moinsqu’elles ne foient autorifées par la vivacité des mou-vemens. Il convient que fes têtes de femmes fonttrop femhlablès entr’elles , qu’elles femblent toutesAppartenir à une même famille , que pour leur donnefnne agréable rondeur, on leur a donné trop delargeur; mais il ajoute que fl elles ne font pas belles,■elles font au moins charmantes, & pue ce font deces phyfionomies irrégulières qui font naître le defir.

On voit que Mengs penloit à peu-près de mêmefur Pietre de Corrode , mais fans avoir la même in-dulgence pour les défauts de ce peintre; indulgenced’autant plus dangereufe, que les' jeunes artiftes fontplus naturellement portés à adopter des défauts aima-bles, qui reffemblent à des beautés. Il le condamne*de s’être moins appliqué à trouver & à bien rendrece que le fujet rend néceffaire , ce qui doit con-tribuer à le bien exprimer , que ce qui peut êtreagréable à la vue , & d’avoir feulement longé àcharger les tableaux d’un grand nombre de figuresbien grouppées , fans examiner fi elles étoient néceffai-

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