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Tome quatrième.
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& qu’on pourroit appeller burlefque , parce qu’il eftà la peinture ce que le burlefque eft à la poëfie. Sac-.chi faifoi.t un tableau pour le palais Barberin ; ilvoulut j employer fon élève qui convertit le tableaud’hiftoire en bambochade. Cet événement opéra la fé-paration du maître & de l’élève.

On peut croire que celui-ci avoit voulu faireune efpieglerie -, car la fléxibilité de fon efprit fe plioicfans peine aux différons genres, & dès qu’il travaillapour lui-même , il fe diftingua par des tableauxd’hiftoire. Il mérita d’être chargé, dans ce genre, degrands ouvrages , dont plusieurs même étoient à fref-que.

Les Romains eftimerent affez les talens de cetétranger pour lui donner une place dans leur acadé-mie, & bientôt après il fut appelle à Turin par leduc de Savoie , qui lui donna la qualité de fon pre-mier peintre & le décora de l’ordre de Saint Maurice.

On loue, dans Tes tableaux d’hiftoire la couleur& l’expreilion -, mais on n’y trouve ni un deflin affez.correâ , ni affez de grâce & d’élévation. Ce futpeut-être à caufe de ces défauts que , par une exa-gération affez ordinaire dans le difcours familier,Sacchi traita ce qu’il avoit fait de bambochade ; caril eft difficile de croire que le jeune Méel eût réelle-ment introduit dans un fujet d’hiftoire des figuresqui appartinrent proprement au genre burlefque.

Il eft certain qu’il excella principalement dansles tableaux de chevalet où il traitoit des fujers appar-tenant à la vie commune. Il y eft fin , piquant &Lpirituel , & il appelle , il attache par une couleurvigoureufe. Quelquefois il tenoit très clairs les fonds