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Tome quatrième.
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P E I

C’eft: cette partie acceffoire qui rend fes petits ta-bleaux fl précieux aux amateurs , quoiqu’on n’y trouveni efprit, ni expreffion , ni mouvement, ni inven-tion , ni compolition , 8 c que le choix de la naturey fo-it très commun.

La paix de Munfter a été gravée par Suyderhoefil’inftruéiïon paternelle, par Wille.

(143) Adrien Brauwer , de l’école Hollandoife,né à Harlem en 1608, d’une famille très-pauvre, fit■dès fon enfance des deffins de broderie pour les pa-rures des payfannes. François Hais, très-bon peintrede portraits qui, de fon temps, n’avoit de fupérieurque VanDyck , crut démêler quelques difpofitionsdans les deifins du jeune Brauwer ; il le demandapour élève à fes parens, lui fit faire des progrès ra-pides , & le renferma dans un grenier, où il l’occu-poit le jour entier à faire des tableaux qu’il vendoitfort cher , tandis qu’il donnoit à peine à l’auteurune mauvaife nourriture 8 c quelques haillons. Brau-wer ne fe doutoit pas qu’il eût- du talent, il enfut averti par quelques élèves de fon maître, 8 c pritla fuite. Il fe réfugia chez un aubergifte d’Amfter-dam, qui avoir peint dans fa jeuneife, & qui luifournit les matériaux néceffaires à la peinture. Brau-wer fit un petit tableau repréfentant une querelle dejeu entre des payfans & des foldars. L’aubergifteétonné , alla montrer cet ouvrage à un amateur quis’écria : « voilà le maître que je cherche depuis long-a> temps à connoître , 8 c dont Hais m’a vendu fi cher» les tableaux ». Il donna aufli-tôc cent ducats decelui qu’on lui préfentoit ; ils furent tendus fidelle*