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ment au peintre qui ne pouvoit croire qu’une fommefi confidérable lui-appartînt. Il la prit enfin , fortitde l’auberge , & n’y rentra que quelques joursaprès , avec tout l’extérieur de la gaieté. On lui de-manda ce qu’il avoit fait de fon argent : « Je m’en» fuis défait , dit-il, & je m’en trouve plus heureux ».Il conferva ce bonheur toute fa vie , ne gardantjamais d’argent , ne travaillant que Iorfqu’il étoicfans reffources , n’ayant guère d’autre afyle que lescabarets & quelquefois les prifons, préférant ces pri-fo-ns à l’afyle honorable qui lui fut offert par Rubens ,& mourant enfin d’une maladie honreufe dans unhôpital d’Anvers, en 1640, âgé de trente-deux ans.,Rubens verfa des larmes en apprenant la mort de cecartifte qui avoit fi mal reconnu fes. bontés; il le fis:exhumer & lui procura des funérailles honorables.
Ses tableaux repréfenten-t les lieux qu’il fréquentoit& les aélions dont il étoit aéleur ou témoin , des ca-barets, des jeux de cartes, des débauches de village.Ce font les mêmes fujets qu’a choifis Téniers; mais,des connoiffeurs trouvent que Brauwer l’a encorefu-rpaffé par la couleur. Son pinceau efi: large , fa,touche ferme, fon exprelîion aufli vive que vraie.
Il a gravé lui-même à l’eau-forte. Corn. Viffchera-gravé d’après ce peintre les payfans de bonne hursneur : Suyderhoef un vieillard careffant une jeune-femme : L. Vorftermati , l’orgueilleufe, la paref-feufe , le gourmand , l’avaricieux.
(144) Jean Goeijytar , de l’école Flamande, névers l’époque que nous parcourons , n’eft pas unpeintre fort connu ; mais il; fournit l’occalion da
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