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chapelle de la Vierge à S. Roch, fembla l’éleverau deffus de fes contemporains, parce qu’aucun d’euxn’avoir exécuté une fi grande machine. ( * ) Des ou-»vrages moins confidérables foutinrent fa réputation.On y vit de la facilité, un aflez bon caraélère dedeflin, un ftyle qui ne manquoit pas de nobleffe,une bonne manière de peindre , une couleur qui n’é-toit ni meilleure ni pire que celle de fes rivaux,enfin tout ce qu’alors exigeoit l’école Françoife : oncontinua d’applaudir. Il quitta les pinceaux dans laforce de l’âge , & déjà depuis long-temps il ne pei-gnoit plus quand il devint premier peintre du roi& dire&eur de l’académie. Dans cette place il fitdes mécontens, on trouva qu’il l’exerçoit avec fafie,avec empire. Les artifles qui croyoient avoir à feplaindre de lui n’en parlèrent que comme d’un ar-tifte méprifabîe, & perfuadèrent les gens du mondequi connoiffent peu les ouvrages de l’art, & quine prononcent que les jugem'ens qui leur font dic-tés. La vérité eft que fi Pierre ne doit pas êtrecompté entre les grands maîtres, que s’il eut mêmede grands défauts , il fut cependant un peintre debeaucoup de mérite, & que fa carrière, qu’il a franrchie avec honneur, eût été fans doute plus brillante,11 moins de fortune lui avoit impofé la nécefiité du tra-vail. Il avoit des manières nobles, de l’efprit, & uneteinture fuffifante des lettres. Il eft mort à Parisen 1789 , âgé de foixante & quatorze ans.
( 1 ) Ce plafond a cinquante-fix pieds dans un diamètre, &quarante-huit dans l’autre : i’élévation de la coupole eft de dix-neufpieds.