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Tome cinquième.
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arts ont un langage, ils prononcent donc te qu’il*Veulent dire. Les arts parlent aux yeux , ils parlentà l’efprit, ils parlent au fentiment : ils ont donc unlangage, ils p'euvent donc prononcer . Toutes ces ex-prelTiofis qui appartiennent proprement à la parole,mais qui on< été métaphoriquement tranfportées auxarts, ont une juftefte analogique.

L’arcifte ignorant ou trop timide, ne fait en quel-que forte que balbutier le langage de l’art; il neprononce pas, L’attiftè favant a là jufte hardiellfe quelui infpir'e la Tcience; il prononce bien. Quelquefoisl’arcift'e eft préfomptueux, fans être habile; il prononcehardiment, fortement , mais pour dire des ibttifes,& il ne manque pas de trouver des gens qu’il renddupes de Ton aflurance , ce qui eft, dans tous lesgenres, l’avantage du parleur effronté.

On prononce le trait, on prononce les formes, quandôn rend le trait avec netteté, les formes avec jufteffe&: d’une manière affurée. On peut dire àulfi que I’oxtprèflion, que l’effet l'ont bien prononces, quand l’ex-prefliôn eft rendue Tans équivoque , quand l’eflbt eftfetn/enienc acculé. L’indécifion dans le caraélère eftuii défaut, il doit être bien prononcé.

Une touche prononcée donne aux imitations de l’artle piquant, la vie , le caraélère qu’elles doivent avoir :une touche molle , indécile eft un témoignage del’indécifion qui étoic dans l’efprit de l’artifte. i

L’orateur qui parle dans une nombrèule affembléeprononce avec une exagération que rend néceffaire Jebel’oin de fe faire entendre : dans une affemblée moinsnombTeufe il fuffit de prononcer haut ; dans un cercleétroit, on fe contente de prononcer nettement.