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de Samos. Il fut le premier, fuivant Paufaniasqui fèndit l’airain & en fit des fiâmes. Pline ajoutequ’il inventa l’art de modeler, & cette affertionne manque pas de vraifemblance. Tant qu’on ne fitque des figures imparfaites en bois, ou même en pierre,on put à la rigueur fe pafferde modèle , & travaillerdu premier coup la matière qui devoir produire laflatue. Mais le premier qui jetta une figure en fontefut obligé de commencer par faire un modèle, d’aprèslequel il conftruifit fon moule.
Du temps de Paufanias, on voyoit, au templed’Ephèfe, une figure de femme qu’on croyoit être deRhcecus, & qu’on appelloit la nuit. Ce flatuaire étoiten même temps architeéle; il avoit fait à Samos letemple lp plus valte que l’on connût dans la Grèce autemps d’Hérodote.
(j) Thédore & Téléc lès, fils de Rhoocus, marchè-rent fur les traces de leur père, & pour fe perfec-tionner, ils palfèrent quelque temps *n Egypte,& y exercèrent leur art : c’eft un fait rendu authen-tique, fuivant Diodore de Sicile, par le témoignagedes prêtres égyptiens qui le trouvoient dans leursrégiftres. Les deux frères firent à Samos, pour le templed’Apollon Pyrhien, la flatue du Dieu, & ils lui»- virent, dans cet ouvrage, une pratique familièreaux flatuaires de l’Egypte; c’eft-à-dire qu’après avoirpris leurs proportions Téléclès fit la moitié de la figureà Samos,.& Théodore l’autre moitié àEphèfe. Ce pro-cédé nous montre quel étoit l’état de l’art en Egypte,car il feroit impoffible de l’employer dans une figurequi auroit du mouvement ; mais on fent qu’il pouvoitréufiir dans des figures droites, roides, dont les bras