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Tome cinquième.
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geoit d’avoir été dépouillé de fes. armes par l’Amour.C’eft peut-être l’Hercule qui fut tranfporté de l’A-carnanie à Rome. Sénèque, Stace & Martial ont célébréun autre Hercule du même flatuaire : il n’avoit qu’unpied de proportion , & l’on y admiroit toute la gran-deur du demi-dieu. Ces petites figures fervoîent àgarnir les tables.

On fait que les Athéniens fe repentirent d’avoiccondamné Socrate j ils exilèrent les accufateurs dece philofophe -, ils firent périr Mélitus plus coupableque les autres : & après avoir traité le fage comme' uncriminel pendant fa vie, ils lui érigèrent une ftatueaprès fa mort. Lyfippe fut chargé de faire ce monumentde leur repentir. On ne fait pour quelle ville il fit laftatue d’Éfope-, mais on ne doit pas croire qu’il aiedonné à ce fabulifte la difformité que lui prêtent lesmodernes.

Il repréfenta l’Occafion fous la figure d’un ado!e£«cent. Sa tête, garnie de cheveux fur le front, étoicchauve par derrière, Il tenoit de la main droite unrafoir , & de la gauche , une balance , & il avoit desailes aux talons.

Les poètes ont célébré un cheval de bronze de cetartifte. On lui attribue les quatre chevaux de bronzadu portail de Saint-Marc à Venife: mais il eft aumoins très-douteux qu’ils foient l’ouvrage de ce célébraartifte, & ils ne répondrolent pas à la haute réputationqu’il a confervée. On feroit obligé de dire qu’iln’avoic pas aufli bien étudié la nature des chevaux quecelle des hommes : mais cette négligence ne feroitpas excufable de la part d’un artifte qui a fait un grandnombre de ftatues équeffres.

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