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Tome cinquième.
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C’étoit en effet des ftatues équeftres que celleide ces vingt & un gardes d’Alexandre qui perdirentla vie en défendant ce prince au paflage du Granique.Alexandre voulut perpétuer leur mémoire en ordon-nant à Lyfippe de leur ériger ces monumens. Il fem-bloit que ces travaux euflent dû fuffire à occupertoute la vie d’un artifte, & ils ne font qu’une petitepartie des ouvrages de notre fiatuaire. Les têtes deces ftatues étoienc des portraits. Metellus le Macédo-nique, les fit tranfporter de Macédoine à Rome.

On voyoit de Lyfippe à Athènes Jupiter & les Mufes :à Corinthe, dans le marché, Jupiter & une Diane;près du temple d’Apollon Lycien , un Hercule ; dansle temple de Jupiter Neméen, la ftatue du dieu; àOlympie, la ftatue d’un Pancratiafte, & celle de Pyr-rhus dJÉlide, qui étant Hellanodice, ou préfet desjeux, prit lui-même part au concours, & remporta leprix de la courfe des chevaux. Ce fut à caufe decette vi&oire qu’il fut ordonné que les Hellanodicesne pourroient plus concourir. Dans le même lieu, il fitaufli la ftatue dePolydamas, l’homme de la plus hautetaille qu’on eût vu depuis les temps Héroïques. Cé-lèbre par fes vi&oires en qualité de Pancratiafte, ille fut par d’autres preuves qu’il donna de fon extrêmevigueur. Il tua un lion fur le mont Olympe, dans laThrace, fans autres armes que fa force; il arrêta untaureau furieux par un des pieds de derrière, & l’a-nimal ne put échapper qu’en laiffànt la corne de fo*pied dans les mains du vainqueur; il arrêta par derrièreun char attelé de plufieurs chevaux que poufloit¥igoureufement le cocher. Ces prodiges de fcxrce,