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le coloris, eft elle-môme une très-grande difficulté}la rareté de ce talent ne le prouve que trop. Autantd’objets que le peintre a de plus à repréfenter que lefculpteur, autant d’études particulières. L’imitationvraie des ciels, des eaux, des payfages, des différensinftans du jour, des effets variés de la lumière, tkla loi de n’éclairer un tableau que par un feul foleil,exigent des connoiffanccs & des travaux nécefiàîresau peintre, dont le lcnlpceur eft entièrement dif-penfe (1). Quoiqu’il y ait des études & des travaux quiappartiennent exclufivement à chacun des deux arts,ce feroît ne les pas connoître que de nier leurs rap»ports. Ce feroit une erreur, fi on donnoit quelquapréférence à l’un aux dépens de l’autre, à caufe de leursdifficultés particulières.
La peinture eft encore agréable, même lorlqu’ell#eft dépourvue de l’enthoufiafme & du génie qui la
( 1 ) Les corps & les rayons de la lumière agijjent continuellementUs uns fur les autres; les corps Jur les rayons de lumière, enles lançant, les réfiéchiffant & les réfraûant ; 6- les rayons dtlumière furies corps, en les réchauffant, & en donnant à leursparties un mouvement de vibration , &C.
Voilà ce qu'obfervc le grand Newton fui le* effets de lalumière ; 8c c’eft pvécifcment ce que de grands peintres veninavant lui ( avoient obfervé 8t pratiqué. Ils n’ont dû ect objetimportant de l’art à aucun philosophe & la plûpart de ceux,qui l’ont fuperieurement exécuté , n’auroient pas fu lire New-ton. Mais comme iui, ils Ulbicnt la nature : l’un l’écrivit, lesautres la peignirent. Aiufi quand ou vous dira que le philofophetient le feeprre qui doit régir les arts , 8c que ce feeptre ne doitjamais fortir de fes mains , exceptea-en 1» peinture. [JYets duïAuteur. )
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