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Tome cinquième.
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beautés, pour ne trouver qu’un accord médiocre. Heu-reux fi fes foins pénibles ne le réfroidiflent point,& ne l’empêchent pas de parvenir à la perfeétion danscette partie !

Pour donner plus de jour â cette réflexion , j’e*rapporterai une de M r . le Comte de Caylus.

» La peinture, dit-il, choifît celui des trois jours qui» peuvent éclairer une furface. La fculpture eft à» l’abri du choix ; elle les a tous , & cette abon-» dance n’eft pour elle qu’une multiplicité d’études» & d’embarras; car elle eft obligée de confidérer &» de penfer toutes les parties de fa figure, &r de les» travailler en conféquence f c’eft elle-même , en» quelque façon, qui s’éclaire ; c’efl fa compofition» qui lui donne fes jours & qui diftribuefes lumières.» A cet égard , le fculpteur eft plus créateur que le» peintre , mais cette vanité n’eft fatisfaite qu’aux» dépens de beaucoup de réflexions &de fatigues (i).

Quand un fculpteur a furmonré ces difficultés, lesartiftes & les vrais connoiffeurs lui en favent gré fansdoute ; mais combien de petfonnes, même de cellesà qui nos arts plailent, qui, ne connoiiTant pas la diffi-culté, ne connokront pas le prix de l’avoir furmontée?

Le nud eft le principal objet de l’étude du fculpteur.Lcsfondemens de cette étude , font la connoiflance desos, de l’anatomie extérieure , & l’imitation afiidue detoutes les parties & de tous les mouvemens du corpshumain. L’école de Paris Si celle de Rome exigent cetexercice, & facilitent aux élèves cette connoiflance

(i ) Extrait du Meiouc de Fiance du mois d’Avtil 1759.